IA & données de santé · guide pratique
IA locale pour médecin généraliste : usages et précautions
Un médecin généraliste passe une part importante de sa journée à écrire : courriers d’adressage, comptes rendus, synthèses, formulaires. Une IA peut préparer ces textes. Mais elle manipule des données de santé couvertes par le secret médical, et chaque texte produit doit être relu par le médecin.
Les prix cités sont ceux de MyOrbitale. Les sources sont indiquées en fin d’article.
Voir la prestation et ses tarifsCe guide donne des informations générales. Il ne constitue pas un avis médical ou juridique. L’analyse du cabinet doit être menée avec les professionnels compétents en protection des données, sécurité et droit de la santé.
Les usages utiles au cabinet
Les gains portent sur le temps d’écriture et de recherche. Le médecin dicte ou saisit l’essentiel ; l’assistant met en forme un premier jet, que le médecin corrige.
L’offre MyOrbitale porte sur l’assistance documentaire. Elle n’est pas un outil d’aide au diagnostic ou à la prescription ; un logiciel destiné à ces fonctions relève d’une réglementation spécifique.
- Courriers d’adressage et réponses à un confrère, à partir de notes du médecin.
- Synthèse d’un dossier volumineux : antécédents, comptes rendus, résultats déjà présents.
- Recherche dans les documents du cabinet : protocoles internes, recommandations enregistrées, modèles.
- Trames de documents administratifs à compléter et vérifier.
Secret médical et données de santé
L’article L. 1110-4 du code de la santé publique garantit à toute personne prise en charge le respect de sa vie privée et du secret des informations la concernant. Les données de santé font en outre partie des catégories dont le traitement est encadré plus strictement par le RGPD.
Saisir le nom d’un patient, ses antécédents ou un compte rendu dans un service d’IA grand public revient à transmettre ces informations à un tiers. La CNIL recommande de vérifier les conditions du service et, pour des données sensibles, de privilégier lorsque c’est possible un déploiement sur site. La HAS, dans son guide d’octobre 2025 sur l’IA générative en santé, invite aussi les professionnels à vérifier les contenus produits et à rester attentifs aux informations transmises.
Hébergement externe : la question HDS
Lorsqu’un prestataire héberge, administre ou sauvegarde des données de santé pour le compte du cabinet, l’Agence du Numérique en Santé décrit les cas où il doit être certifié hébergeur de données de santé (HDS). Un service d’IA en ligne utilisé avec des dossiers patients pose donc cette question.
Une IA installée au cabinet garde les dossiers sur une machine que vous contrôlez. L’analyse ne s’arrête pas là : qui administre la machine, qui y accède à distance pour la maintenance et où sont conservées les sauvegardes ? Ces points sont à examiner avec les personnes compétentes.
Relecture obligatoire et organisation du cabinet
Une IA peut produire un texte fluide mais inexact : un traitement mal recopié, une date erronée, une information absente du dossier. Le médecin relit chaque production et reste responsable de ce qu’il signe et transmet.
Commencez par des documents fictifs ou anonymisés, notez les erreurs observées et prévoyez la façon de travailler si l’outil est indisponible. L’audit MyOrbitale à 490 € HT teste trois tâches sur des exemples sans données de patients ; les packs d’IA locale commencent à 6 900 € HT.
Questions fréquentes
Peut-on utiliser ChatGPT avec des données de patients ?+
Un service grand public n’est pas conçu pour recevoir des données de santé identifiantes. Avant tout usage avec des données réelles, il faut examiner le contrat, l’hébergement, la réutilisation des données et la certification HDS. À défaut, n’y placez que des contenus anonymisés.
Une IA installée au cabinet dispense-t-elle de la certification HDS ?+
Pas automatiquement. Tout dépend de qui héberge, administre et sauvegarde les données. Si un prestataire intervient pour le compte du cabinet sur ces activités, la question doit être examinée.
L’IA peut-elle aider au diagnostic ?+
L’offre MyOrbitale se limite à l’assistance documentaire et rédactionnelle. Le médecin garde la décision clinique ; un outil destiné au diagnostic relève d’un autre cadre réglementaire.
Sources
Documents de référence pour les sujets abordés dans ce guide.
- Légifrance — code de la santé publique, article L. 1110-4
- Haute Autorité de santé — Premières clefs d’usage de l’IA générative en santé (octobre 2025)
- Agence du Numérique en Santé — certification HDS
- CNIL — questions-réponses sur l’utilisation d’un système d’IA générative
- CNIL — comment déployer une IA générative